Tempête

Les tempêtes se produisent partout en Suisse. Elles ont un impact particulièrement important dans les endroits exposés. Le facteur décisif n'est pas la vitesse moyenne du vent, mais les rafales les plus violentes. Ce sont elles qui causent généralement le plus gros des dégâts. En fonction de leur solidité, les toits des maisons peuvent être arrachés, les arbres cassés et les échafaudages soulevés de leurs ancrages. En règle générale, les êtres humains ne courent un risque que s’ils sont à l’extérieur.

Tempêtes hivernales

Les tempêtes hivernales se produisent dans la zone de transition entre les zones climatiques subtropicales et polaires, c'est-à-dire entre 35 - 70 degrés de latitude environ (la Suisse se trouve à 47 degrés). Dans ces régions, les rafales d'air froid polaire rencontrent les masses d'air chaud subtropicales et forment des dépressions à grande échelle.

L'intensité des zones de tempête est proportionnelle à la différence de température entre les deux masses d'air et est donc plus importante à la fin de l'automne et en hiver, lorsque les océans sont encore chauds, mais que les masses d'air polaires sont déjà très froides.

Des rafales à 39 - 56 m/s (140 - 200 km/h) peuvent se produire. Dans les cas extrêmes, des pointes dépassant 70 m/s (250 km/h) ont été enregistrées dans les Alpes.

Une zone de tempête (système dépressionnaire) peut présenter un diamètre de 1 000 à 1 500 km. Il s’agit du type de tempête qui provoque le plus de dégâts en Suisse.

Orages

Les vents régionaux provoqués par les orages constituent le type de tempête le plus fréquent en Suisse. Pour qu’un orage survienne, il est nécessaire de voir se former de gros nuages de convection. Ceux-ci résultent de mouvements ascendants d’air chaux et humide, en raison d’une instabilité thermique, de la présence de montages ou de l’apparition d’un front.

On peut faire une distinction entre les orages à cellule unique, à cellules multiples et à supercellules. La durée et l'intensité de l'orage augmentent de la simple à la supercellule.

Le type, la force et la durée d'un orage sont déterminés par deux variables et leur interrelation : 1. la stratification thermique de l'atmosphère (instable/stable). Elle détermine l'énergie de flottabilité de l'air d’un nuage, 2. le tirage vertical et la rotation du vent (cisaillement). Ces deux facteurs déterminent l'énergie cinétique de l'air des nuages. Le rapport entre les deux énergies détermine le type d'orage.

Une énergie de flottabilité élevée (stratification instable) et un cisaillement faible conduisent à la formation d’orages monocellulaires. Ce sont les orages de chaleur typiques en été, d'une durée d'une demi-heure à une heure.

Une énergie de flottabilité élevée et un cisaillement très important induisent la formation d’orages multicellulaires. Ils durent une à trois heures et sont souvent accompagnés de rafales et de grêle.

Une énergie de flottabilité élevée et un cisaillement moyen induisent la formation d’orages à supercellules. Il s'agit d'orages de longue durée, une à six heures, avec une cellule en rotation. On y retrouve les phénomènes comme la grêle, les rafales horizontales et verticales et les tornades occasionnelles. Ce type d'orage connait une fréquence en augmentation.

L’effet de foehn

Le fœhn est un vent descendant chaud, sec et surtout violent qui se produit sur le versant nord des Alpes et sur le versant sud des Alpes (il prend alors le nom de "foehn nord"), lorsque des masses d'air froid traversent les Alpes par le nord ou le nord-ouest.

La température élevée et la sécheresse du foehn sont dues au fait que l'air chaud et humide du sud des Alpes est contraint de monter sous un régime adiabatique humide (baisse de température de 0,6°C/100m). Ce faisant, une partie de l'eau tombe (précipitations par stagnation), de sorte que lors de la descente adiabatique sèche suivante (augmentation de température de 1°C/100m), l'air arrive à la même altitude plus chaud et plus sec.

Les conditions de fœhn se produisent souvent au cours de l'hiver. Sa caractéristique principale : la visibilité exceptionnelle que l’air très sec permet. Le nuage de poussière du côté au vent s'étend comme un puissant mur nuageux un peu au-dessus de la crête de la montagne et peut être observé comme un "mur de foehn" du côté sous le vent. L'espace sans nuage sous le vent est clairement visible sur l'image satellite comme une "fenêtre de foehn".

Le vent de foehn peut atteindre la force d'un ouragan (par exemple, l'événement du 16 novembre 2002 avec une vitesse de pointe de 60 m/s (215 km/h) dans les Alpes orientales).

Tornades

Les tornades ne se produisent pas seulement dans le Midwest des États-Unis, mais aussi dans le monde entier sous les latitudes tempérées et donc aussi en Suisse.

Elles se développent souvent le long des fronts d'orage à cellule et peuvent se produire en même temps que les averses de grêle. Le diamètre moyen du "tuba" est d'environ 100  m, la longueur moyenne des trajectoires est de quelques kilomètres. On estime que les vitesses maximales au bord du tuba dépassent 139 m/s (500 km/h) lors de tornades extrêmes. La majorité des tornades, cependant, s’accompagnent de rafales dont la vitesse dépasse à peine 27,8 m/s (100 km/h).

En Suisse, on peut s'attendre à une moyenne de 1 à 5 tornades par an. Elles se produisent principalement dans le Jura et le nord de la Suisse, et l’on n’en voit jamais dans les Alpes. Même si la plupart des tornades en Suisse ne causent que peu ou pas de dégâts en raison de leur faible surface, on ne peut exclure la possibilité de dommages importants (par exemple dans les zones urbaines).

La zone de dégâts est très limitée lors de tornades. Cependant, elles peuvent occasionner des niveaux élevés de dommages sur les biens touchés.

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